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Fureur des Vivres numéro 5
Mai 2008
Les nourritures vagabondes
Crédit photo du bandeau : Anne Lanta
Nouveauté : téléchargez les numéros précédents de la Fureur des Vivres en cliquant sur leurs titres

n°1 : légumes oubliés n°2 : potages, soupes, veloutés

n°3 : le pain
Vendredi 09 Mai 2008
La boulette, du néolithique au McDo
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Le burger américain n’est qu’un nouvel épisode d’une histoire longue comme l’humanité. Ou presque.
La boulette, du néolithique au McDo


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Jeudi 08 Mai 2008
Manger dans la rue au Moyen-Âge
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
La scène est censée se passer bien après le moyen-âge, certes. Mais les manières de manger étaient encore assez semblables à celles des siècles précédents même si des progrès considérables avaient été faits en matière de nourriture, manger dans la rue pour une honnête femme n’a encore rien de répréhensible. (Et puis j’aime beaucoup cette scène et cette œuvre)
Manger dans la rue au Moyen-Âge


Darioles
Ségolène
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Mercredi 07 Mai 2008
Un matin en 2005, à New York par beau temps...
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Ce mois de mai 2008 nous accueillons Maurice Bensoussan, écrivain, qui va nous entrainer au fil de 4 articles dans ses souvenirs de français expatrié. Nous ne pouvions faire ce numéro consacré aux nourritures vagabondes sans lui. Pour en finir avec les rues de New York, nous y revenons en 2005.
Un matin en 2005, à New York par beau temps...


Ce fut autre chose quand La Bonne soupe, restaurant très estimé de la cinquante cinquième rue, avait tenté de lancer dans les années 1980, quelques charrettes, pour vendre ses préparations simplifiées, aux passants. C’était déjà d’un standing plus élevé, s’agissant d’un restaurant de classe moyenne, qui se lançait dans le street food. On n’alla pas à l’époque, un cran plus haut et depuis… On pouvait penser que Danny Meyer, avec le succès de ses restaurants et notamment de, Tabla, sur Madison Square Park, servant pour 75 dollars, un menu qualifié de «patchwork de différentes cuisines du monde», n’avait nul besoin de street food et pourtant… Comme il aimait, à titre personnel les hot dog, il a ouvert son propre stand, pour débiter au milieu du parc, des saucisses chaudes ! Le Lyonnais Daniel Boulud, qui trône sur les restaurants chics de New York, vit l’un de ses bons adjoints, Daniel Perry Lang, le quitter pour installer une charrette à Wall Street, qui sert du chilli con carne. Le bon piment qu’il utilise pour son Chilli vient directement, du Texas, que le chef cuit avec des «cubes de bœuf, aussi grands que des dès des casinos de Las Vegas» et qu’il sert dans un bol, contenant la sauce, avec une tortilla de maïs (et en option, des haricots rouges que la recette mexicaine originelle n’a jamais eus). On peut avoir cet excellent chilli pour 12 dollars, soit, le double(!!) du prix habituel des confrères. Il est en effet, directement en concurrence avec les charrettes de Daisy May qui sévissent à Times Square et au Rockefeller center, pour servir, l’une du chilli et l’autre, différentes variétés de barbecue, à 6 dollars ou plus, ce qui est déjà relativement cher pour un déjeuner sur le trottoir.
1 Poste de radio qui s’auto qualifie de « Producteur et distributeur, internationalement acclamé, de nouvelles, d'entretiens et de programmes de divertissement, non commerciaux. Entreprise privée à but non lucratif, NPR cumule chaque semaine, une audience de 26 millions d'Américains.
Note : nous ignorons la provenance de quelques photos. Si vous en êtes l'auteur, signalez-le nous et à votre choix nous ajouterons le lien sur votre site, ou nous supprimerons la photo.
En relation avec ce texte de Maurice, nous avons relevé dans http://www.restho-news.com/ du 5 mai 2008 l'information suivante :
Les "fast food" de New York contraints d’afficher les calories
Les "fast food" de New York vont devoir immédiatement afficher les calories contenues dans les repas qu’ils servent, a annoncé mardi soir la Cour d’appel du district sud de Manhattan après avoir accordé quelques heures plus tôt une suspension temporaire de cette obligation. Dans la matinée, trois juges avaient entendu pendant une heure les arguments des parties en guerre, l’Union des restaurateurs de l’Etat de New York (NYSRA) d’un côté et le Département de santé publique de la ville de New York de l’autre, ce dernier voulant l’application immédiate de cet arrêté municipal destiné à lutter contre l’obésité galopante. L’obligation concerne les chaînes de restauration rapide comptant plus de 15 établissements au plan national, les MacDonald’s, "Domino’s pizzas", la chaîne mexicaine "Chipotle" et autres "TGI Friday". Certaines enseignes comme les cafés Starbuck’s ont déjà commencé à afficher la quantité de calories contenues dans les plats sur des étiquettes collées sur les emballages. D’autres marques concernées, notamment McDonald’s et Dunkin’Donuts, sont beaucoup plus réticentes, et se font représenter devant les tribunaux par les avocats de l’association des restaurateurs, qui compte 3.000 membres pour la ville de New York et 7.000 dans l’Etat. La cour a repoussé au 18 juillet la date à laquelle des amendes pourront être infligées pour non respect de l’arrêté municipal, mais a refusé de suspendre l’application de l’édit lui-même. Les trois juges étaient divisés sur la question au cours de l’audience de mardi matin, ce qui explique probablement le revirement survenu dans la journée. "Je ne vois pas en quoi le fait d’indiquer la quantité de calories contenues dans un plat dérange tant les restaurateurs", a estimé la juge Rosemary Pooler, qui a rappelé "que les gens continuent bien à fumer en dépit des mises en garde affichées sur les paquets de cigarette". "Votre honneur, laissez-nous au moins du temps, suspendez la mesure pendant que nous préparons l’action sur le fond", a répliqué l’un des avocats des restaurateurs, Kent Yalowitz. L’affaire n’a pas encore commencé à être plaidée sur le fond, et pourrait ne pas l’être avant plusieurs mois. Un autre juge, Chester Straub, a été plus conciliant avec les restaurateurs. "Pourquoi la ville de New York ne veut-elle pas de suspension de cette mesure ? Vous avez attendu des années, un paquet de frites en plus ou en moins ne fera pas vraiment de différence", a-t-il dit à l’avocate de la ville de New York qui plaidait mardi, Fay Ng. "Si, votre honneur, quelques calories en moins par jour font toute la différence. 10 millions de repas sont servis à New York tous les mois. C’est une importante décision de santé publique, et la ville ne peut plus attendre", a répliqué Fay Ng. Au cours d’une conférence de presse en septembre dernier, le maire de New York Michael Bloomberg avait défendu la bataille des services de santé et déclaré que la ville avait "l’obligation de dire aux gens comment mieux vivre". L’obésité touchait en 2004 21,7% de la population de New York, soit plus de 1,5 million de personnes ce qui représente une hausse de 70% en 10 ans, selon des études médicales. En 2007, les grandes chaînes de restauration représentaient plus du tiers du total des repas servis dans la métropole. En moyenne, un repas servi dans ces "fast food" excède d’au moins 300 calories, parfois du double, le montant de 750 calories par plat maximum recommandé par les nutritionnistes, selon les mêmes études.
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Mardi 06 Mai 2008
Un matin vers 1900, à New York par beau temps...
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Ce mois de mai 2008 nous accueillons Maurice Bensoussan, écrivain, qui va nous entrainer au fil de 4 articles dans ses souvenirs de français expatrié. Nous ne pouvions faire ce numéro consacré aux nourritures vagabondes sans lui. Aujourd'hui nous retournons dans les rues de New York, mais en 1900.
Un matin vers 1900, à New York par beau temps...

Le touriste français, forcément huppé, arrivé à New York par un paquebot qui lui a fait traverser l’Atlantique, pouvait se rendre à l’hôtel, avec un des «fiacres qui attendent les passagers au débarcadère et dont les cochers ne demandent guère moins de $3 pour le transport du une ou deux personnes et des bagages, à l’hôtel ou l’omnibus envoyé par quelques hôtels haut de gamme» 1. Il pouvait aussi, après avoir confié ses bagages à l’un «des courriers-express qui se chargent de les expédier à l'adresse indiquée», s’y rendre en tramway, car il y avait «des lignes qui passent aux principaux embarcadères des paquebots». En route, alors qu’il cherchait à situer les restaurants où l’on mange français, puisqu’on lui avait dit que c’étaient les seuls endroits où la nourriture était convenable, il ne pouvait pas ne pas remarquer, le nombre de marchands ambulants, avec un étal fixe ou une charrette 2, dont il apprendra que l’on comptait pour le seul Manhattan, quelque 25.000 unités (pushcarts) offrant, une large variété de nourritures. Tiens, celui là vend des boissons froides dans sa charrette équipée d'un bac, avec de la glace. Cet autre vend des bretzels, des noix, des melons, des oranges ou même, des tranches d’ananas, fruit peu connu à l’époque, en Europe. D’autres charrettes équipées d'un brasero, débitaient des pommes de terre rôties, des marrons chauds, du maïs grillé, des brochettes, des saucisses à prendre avec la main. Certains des marchands, s’avançaient jusqu’au milieu de la chaussée, pour proposer leur spécialité aux passagers des calèches cheminant au pas ou arrêtées au croisement. On comptait quelques années avant, une pléthore d’ambulants, vendant des huîtres, mais le prix de ce bivalve avait beaucoup monté dans les vingt ou trente ans de la fin du dix-neuvième siècle.
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Lundi 05 Mai 2008
Un matin de 1967, à New York par beau temps...
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Ce mois de mai 2008 nous accueillons Maurice Bensoussan, écrivain, qui va nous entrainer au fil de 4 articles dans ses souvenirs de français expatrié. Nous ne pouvions faire ce numéro consacré aux nourritures vagabondes sans lui. Aujourd'hui il nous emmène dans les rues de New York en 1967.
Un matin de 1967, à New York par beau temps...
C’est dans la marée humaine sortant de la Grand Central Station, la gare terminus de Manhattan, qui draine la population active venue de la proche et de la moins proche banlieue, travailler à Manhattan, que l'on perçoit le mieux, que tout le monde dans cette ville..., mange ! Il y a dans cette foule pressée, des employés de bureau, en retard qui se bousculent pour rallier leur immeuble de bureaux, des cadres cherchant à arrêter un taxi, des gens qui trépignent de ne pas pouvoir traverser la rue, des coursiers un pli à la main, qui veulent dépasser la personne qui se trouve devant ou qui forcent le passage dans le flot qui approche en sens inverse, ou encore, des dizaines de personnes qui cherchent à s'engouffrer plus vite, dans le couloir qui mène au métro et on dirait que tous ces gens, mangent à l'unisson.
Pas seulement vite, car le fait de manger en mouvement donne l'impression de manger plus vite encore, mais d'une façon permanente, car certains commencent, d'autres prennent le relais des premiers, dans une sorte de continuité, faisant de cette foule anonyme un ensemble, où les uns et les autres participent au même repas. Tout le long de la journée, le repas se poursuit dans les rues, comme si New York ne cessait de manger ! Tous ces gens qui mangent, qui mâchonnent, qui mâchouillent, qui mastiquent, qui croquent, qui tètent, qui grignotent, qui ruminent, qui s'alimentent en somme, est l’image qui frappe en premier, dans le Manhattan de la fin du vingtième siècle.

Dans la foule pressée, un inconnu porte quelque chose à sa bouche et celui-ci qui visiblement se gave d’une pâtisserie, et celle-là, qui a un brown bag, sac en papier qui contient, on le soupçonne, on le sait, de quoi manger. A toute heure, de jour comme de nuit, partout et n'importe où, les gens mangent et pas seulement autour de la gare principale, plus loin dans les allées du Central Park, dans les voies piétonnes souterraines d'un gratte-ciel, autour de Wall Street, sur les marches de la New York Library, aux abords des bâtiments universitaires, dans les squares, sur un banc...

Et, encadrant ces mangeurs, partout, les sollicitations les plus diverses, leur offrant de quoi manger, les poussant à manger plus encore. La tentation est omniprésente sous forme d’images en couleurs représentant une part de tarte aux pommes, de photos de petits pains longs contenant une saucisse ou de petits pains ronds contenant une galette de viande grillée, de sandwiches débordants de tranches de viandes, de calicots marqués Pizza, d’affiches qui invitent à consommer, de grandes de petites, de moyennes bouteilles de Coke, de néons au-dessus des vitrines où s'empilent les victuailles, de machines automatiques à distribuer des petits sachets, des bouteilles en plastique, ou des boîtes… pour assurer le service hors des heures d'ouverture. Partout évoquée, la nourriture à portée de la main, à portée de la bouche.

Dans cette sarabande de couleurs, de bruits, de lumières, il y a beaucoup d’indépendants, mais aussi, depuis quelques années, des chaînes de fast food 1 qui occupent une place, bien en évidence. Ces chaînes étendent leurs réseaux pour dépasser le concurrent, alors que de nouveaux venus cherchent à mieux faire encore et cet empilage se traduit par une fabuleuse croissance du secteur, que l'on peut observer sans être un expert en statistiques. Croissance tellement forte, qu’elle se voit, se sent, et s'entend. Les produits se multiplient et envahissent par le nez avec un pseudo arôme de café ou avec une épouvantable odeur de graillon, par les yeux, si on lève le nez, car les enseignes se battent entre elles, par les yeux encore si, pensif, on baisse la tête, car les emballages, papiers gras et autres détritus arborent le nom de telle ou telle marque de choses prêtes à manger. Si par contre, le promeneur n'aperçoit rien de tel, c'est qu'il est dans un quartier résidentiel, loin, très loin des rues où grouille la foule, ou alors, il se trouve peut-être, dans un magasin chic, un musée, une bibliothèque..., qui interdisent l'entrée à ceux qui ont quelque chose à manger à la main. Cette interdiction étant une sorte d'indication par la réciproque, du degré de l'invasion alimentaire.

Puisque le consommateur n'est pas assis à une table, la conception du snack idéal devra suppléer au manque de couvert et d'assiette, faute de quoi, le produit ne se vendra pas. Les fabricants de biscuits, de chips, de petits gâteaux secs, s’engouffrent dans le secteur de la restauration (minute) en réduisant leurs emballages et en individualisant les présentations, pour qu'il soit possible de consommer n'importe où. Le tout se présentera dans une boîte facile à ouvrir, dans un sachet à ouverture rapide ou alors, s’il s’agit d’un assemblage fait sur place par un commerçant indépendant, dans un sac anonyme, en kraft marron. La vente de café, qui va avec un sandwich, le sweet roll 2, les doughnuts 3, le petit pot de custard ou une autre crème gélifiée, l'apple pie 4, ou le yogourt nature (rare) ou aux arômes, nécessite des verres en carton paraffiné, qui peuvent se fermer hermétiquement, si c’est au bureau que le client souhaite le boire. Il faut se distinguer pour survivre dans ce petit commerce et pour prendre un exemple, le marchand de cette saucisse 5, généralement pochée, que l’on appelle désormais, hot dog offre de l’assaisonner d’un filet de moutarde, d’un trait de ketchup, d’un peu de mayonnaise, de quelques gouttes de sauce barbecue, d’une pointe de sauce piquante, d’un soupçon de sauce remoulade (sans accent sur le e), chacune, prise individuellement ou combinées deux par deux ou plus. Il lui arrive aussi de fourrer le petit pain d’accompagnements, choucroute, chilli, oignons, condiments acidulés ou salés/sucrés ou seulement sucrés, car il faut être différent du voisin. N’a-t-on pas dit que «l'accompagnement était au hot dog, ce que la lune de miel est au mariage» (!) Comme le petit pain est légèrement sucré, qu’il y a de la fécule et d’autres petites merveilles de laboratoire, mélangées à la chair (si la saucisse n’est pas pur boeuf), on obtient, sous le volume le plus faible, la formule idéale pour faire grossir sans nourrir 6...

Ces «délices» sont débités en boutique, dans les stands qui vendent des journaux, au supermarché, mais aussi, chez les marchands ambulants qui pullulent, à tous les coins de rue dans un étal fixe ou monté sur roues. Suivant les saisons, ils proposent du jus d'orange glacé, de vraies oranges pressées, des tranches de pastèque, des demi melons, des crèmes glacées, des sodas, ou encore des bretzels, des sandwiches chauds, des brochettes, des hamburgers (à la cuisson désirée), des saucisses (on l’a dit), des marrons chauds, des pistaches des cacahuètes et tous les snacks imaginables. Les voiturettes sont équipées d'un bac à glace ou, au contraire, d'une petite plaque chaude, le fin du fin, étant d'avoir les deux pour servir chaud, le solide, et glacé le liquide. A l'envie (ou l'habitude) de manger dans la rue, en marchant, en courant ou assis sur le bord du trottoir, se superpose un « service » qui permet de satisfaire le client partout, avec ce que l’on n’appelle pas encore, le street food, joliment traduit quelques années plus tard, en consommation vagabonde.
Maurice Bensoussan, (en savoir plus sur Maurice Bensoussan en cliquant sur son nom ci-dessous — ou dans la colonne de droite, rubrique "Au menu de la Fureur")
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Dimanche 04 Mai 2008
Pains pitas maison garnis au curry de poulet et aux légumes
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Originaire du sud-ouest Anaik a été élevée par ses grands parents qui ajoutaient de la graisse de canard dans son biberon. Plus tard, à l'école, elle est respectée craintivement par ses petits camarades qui lui envient sa réputation d'égorgeuse de cochons. Adulte, elle se réfugie près de la Montagne Sainte-Victoire où tout le monde ignore son passé de parachutiste au 3ème Régiment d'Infanterie de Marine. Elle sautera même sur Kolwezi. Ce dernier, rebaptisé Brad, passe l'aspirateur et repasse ses tenues de plage pendant que Madame se gave de séries télé. Son humeur vagabonde en faisait la partenaire idéale pour écrire 4 recettes à déguster dans la rue.
Pains pitas maison garnis au curry de poulet et aux légumes
Préparez le curry.
Pelez et émincez finement l'oignon. Pelez et hachez le gingembre. Coupez les filets de poulet en petit dés.
Dans une sauteuse, faites chauffer un peu d'huile d'olive et faites-y suer les oignons pendant 5 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps. Ajoutez le gingembre et la pâte de curry, faites-les sauter pendant 1 minutes. Faites ensuite dorer les dés de poulet puis couvrez-les de bouillon de volaille. Salez, portez à ébullition puis couvrez et laissez cuire pendant 1/2 heure à feu doux en remuant de temps en temps.
Ajoutez enfin le lait de coco et faites épaissir la sauce, si nécessaire, à feu fort.
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Samedi 03 Mai 2008
Pains pitas maison
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Originaire du sud-ouest Anaik a été élevée par ses grands parents qui ajoutaient de la graisse de canard dans son biberon. Plus tard, à l'école, elle est respectée craintivement par ses petits camarades qui lui envient sa réputation d'égorgeuse de cochons. Adulte, elle se réfugie près de la Montagne Sainte-Victoire où tout le monde ignore son passé de parachutiste au 3ème Régiment d'Infanterie de Marine. Elle sautera même sur Kolwezi. Ce dernier, rebaptisé Brad, passe l'aspirateur et repasse ses tenues de plage pendant que Madame se gave de séries télé. Son humeur vagabonde en faisait la partenaire idéale pour écrire 4 recettes à déguster dans la rue.
Pains pitas maison

Mettez la farine dans un saladier puis versez-y la levure, le sucre, le sel et les farines.
Malaxez en ajoutant le reste d'eau, puis pétrissez la pâte pendant environ 5 minutes. Laissez-la lever pendant une à deux heures dans un endroit tempéré.
Sur un plan de travail fariné, étalez les boules de pâtes finement. Laissez-les lever une heure supplémentaire dans un endroit tiède et à l'abri des courants d'air.
Anaik
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Vendredi 02 Mai 2008
L'indice Big Mac
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Les étudiants de l’ISEG Bordeaux travaillent toute l’année sur l’alimentation et la nourriture. Ils organisent aussi un évènement «La Victoire à Table» auquel Fureur des Vivres a participé avec Olivier et Ségolène. En échange, ils nous fournissent 2 articles.
L’indice Big Mac
Ce qui a poussé les économistes à trouver un nouvel indice de mesure du pouvoir d’achat est le fait que les organismes chargés d’effectuer cette mesure sont obligés de choisir des milliers de produits assez différents d’un pays à un autre. Pour le Big Mac les choses sont bien différentes : le coût de fabrication d’un Big Mac est quasiment le même pour tous les pays et aussi on trouve des Big Mac dans à peu près tous les pays du monde. C’est donc un indice universel. Voici le tableau tel qu’il a été mis à jour en 2007. Voir tableau ci-contre en cliquant dessus pour l'agrandir. Adrien Fere, Bertrand Majet, Stanislas Decaux, Maxime Miard et Pierre Boulart
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Jeudi 01 Mai 2008
Editorial signé Maurice Bensoussan
Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes
Ce mois de mai 2008 nous accueillons Maurice Bensoussan, écrivain, qui va nous entrainer au fil de 4 articles dans ses souvenirs de français expatrié. Nous ne pouvions faire ce numéro consacré aux nourritures vagabondes sans lui. Tout naturellement, il signe l’éditorial.
Editorial signé Maurice Bensoussan
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Mercredi 30 Avril 2008
Sommaire de Fureur des Vivres # 4 consacré à l'amertume
Fureur des Vivres n° 4, avril 2008, l'amer
Fureur des Vivres # 4
Avril 2008
L'amertume
Sommaire
01/04/08 - Plongeons dans l’amer ! par Estèbe
Articles de fond sur les produits
02/04/08 - Rôle et importance de l’amer par Ségolène
09/04/08 - L'amer en pâtisserie par Jacqueline
10/04/08 - La bière artisanale par Dominique
11/04/08 - Chaud cacao, chaud chaud chaud chocolat ! par Olivier
15/04/08 - La Rue par Ségolène
16/04/08 - Le houblon par Ségolène
18/04/08 - Cherchez l'amer sur la carte par Patrick
22/04/08 - L'amer peut-il être bon en sauce ? par Caroline
23/04/08 - Couleur café, Dieu que j’aime ta saveur amère par Tiuscha
24/04/08 - Rêve de tamarin par Egmont Labadie
Les trucs de la rédaction
Courants de pensée / Sociologie / Economie / Militantisme
14/04/08 - L’amer que l’on bâillonne ici et bichonne là-bas par Estèbe
Histoire
Gastronomie / Restaurants / Chefs
18/04/08 - Cherchez l'amer sur la carte par Patrick
Dégustation
29/04/08 - VIDEO - Chocolat : quand les enfants dégustent, on est surpris ! - VIDEO par Olivier
Interview
28/04/08 - La solitude de l’amer n’existe pas – une interview exclusive de Pierre Hermé par Alain
Reportage
Sciences
04/04/08 - Les dents de l’amer par Estèbe
07/04/08 - A la recherche des papilles de l’amer par Ségolène
08/04/08 - L’amer c’est bon ! par Ségolène
03/04/08 - Le pinard déchaîné, virgule d'humeur # 4 par Dominique
17/04/08 - Le désaccordeur de piano # 4 par Dominique
21/04/08 - Une bouteille à l'amer par Dominique
25/04/08 - Les apéritifs anciens, la spéléologie du goulot par Dominique
Livres
Recettes
05/04/08 - La dent-de-lion au citron confit et rognon sauté par Estèbe
06/04/08 - Lapin aux carottes et jus tranché très amer par Mamina
12/04/08 - Cocktail : furious bitter par Patrick
13/04/08 - Salade d'asperges cuites et crues assaisonnées au café par Mamina
19/04/08 - Salade d'endives aux poires caramélisées par Mamina
20/04/08 - Lotte crémée au thé sur lit de courgettes par Mamina
26/04/08 - Pamplemousse entier confit et caramel au beurre salé par Mamina
27/04/08 - Chutney de chanterelles en gelée de gentiane par le chef Régis Marcon
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Mardi 29 Avril 2008
Chocolat : quand les enfants dégustent, on est surpris !
Fureur des Vivres n° 4, avril 2008, l'amer
Aujourd'hui pas d'écrit, juste des images en cliquant
Chocolat : quand les enfants dégustent, on est surpris !
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Lundi 28 Avril 2008
La solitude de l’amer n’existe pas – une interview exclusive de Pierre Hermé
Fureur des Vivres n° 4, avril 2008, l'amer
Faut-il à nouveau présenter celui qui a été baptisé le Mozart de la pâtisserie ? En tout cas Pierre Hermé en a assuré le renouveau et son succès ne se dément pas depuis plus de 20 ans qu’il œuvre à réjouir nos papilles.
La solitude de l’amer n’existe pas – une interview exclusive de Pierre Hermé

Photo © Jean-Louis Bloch-Lainé
"la cerise sur le gateau" : ce gateau au chocolait au lait a été créé en 2000 par Pierre Hermé en collaboration avec le designer Pennor's en réaction à l'engouement démesuré pour le chocolat noir trop amer.
mots clés : Alain
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- rubrique Interview
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