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Fureur des Vivres

Le steak mi-tartare mi-pas, avec des noix et du cognac dedans

Fureur des Vivres n° 6, juin 2008, le cru

Une recette qui concilie le cru et le cuit, avec un œcuménisme frisant la pusillanimité.






 

Le steak mi-tartare mi-pas, avec des noix et du cognac dedans

C'est une réalité indiscutable autant que notoire : le vrai tartare se hache au couteau. Pas à la machine à broyer la fibre. Le vrai tartare exige donc un petit boulot de la part de la canine, qui en est fort aise d'ailleurs. Car la canine n'aime pas chômer. Bref, lors de votre prochain tartare, stoppez votre moustachu de boucher au moment où il va expédier le beef à la broyeuse. Et demandez-lui gentiment de faire le boulot à la main. S'il refuse, tirez-lui la langue. Et préparez-vous à manier la lame à domicile.

 

Le vrai tartare (encore lui) se prépare avec un morceau noble, goûtu et maigre. Du rumsteck ou du filet, par exemple. On prévoit 164 grammes par tête de pipe (sans pour autant préjuger de la physionomie des convives) qu'il s'agit donc de trancher en tous sens et en tous pitits pitits morceaux avec un couteau atchement aiguisé. Dès lors, on peut enfin préparer les fameux steaks hachés mi cuits aux noix et cognac. Plat qui botte en bouche à tous ceux qui l'ont englouti.

 

Dans une jatte pour 400 gr de bœuf, touillez le haché main avec six cerneaux de noix éclatés,  un oignon frais émincé superfin, une cuillère à soupe d'huile d'olive, une cuillère à soupe de Worcestershire Sauce, une pincée de fleur de sel, une pincée de sel fin, une pincée de piment, plein de poivre, une pincée d'ail en poudre et deux cuillères à café de cognac. Goûtez et rectifiez jusque ça arrache un poil (métaphoriquement, s'entend). Formez ensuite des galets ventrus. Faites chauffer une poêle à feu furax. Puis passez-y les steaks 45 secondes de chaque côté.

 

Et débouchez-moi donc un vin du sud bien pulpeux mais élancé, qui embaume la cerise, les épices et l'amour. Pourquoi pas l'over gourmande autant que bio Cuvée pur Grenache de Jean-Claude Bouche, qui ne coûte rien et rapporte gros une fois parvenue dans la cavité buccale? Hein? Pourquoi pas?

 

PS: Les soirs de fête, on les fait flamber au cognac dedans la poêle, nos tartares. Succès populaire et plafond brun garantis.

 

PS: Oui, il n'y a pas de photo. On l'a paumé une nuit d'orage informatique. Mais c'est plus évocateur. C'est l'imaginaire qui carbure.


mots clés : Technorati, Technorati, Technorati

le 07.06.08 à 09:00 dans Recette - Version imprimable
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Commentaires

Dommage pour la photo, mais je n'en ai pas vraiment besoin pour l'imaginer. Quand j'etais gamine, tous les samedi on avait droit a un steak hache de cheval (je sais, ca ne se fait plus, d'ailleurs chez moi non plus) juste passe vite fait a la poele. C'etait le bonheur. Celui-ci est un poil plus sophistique, mais c'est vraiment ce que je prefere.

Gracianne - 09.06.08 à 09:27 - # - Répondre -

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