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Fureur des Vivres

Les bouboules paprikées et flambées à la vodka du glacier

Fureur des Vivres n° 5, mai 2008, les nourritures vagabondes

Une recette de boulettes qui picotent. A manger dans la rue ou au salon. Sans façon. Avec les doigts. Ou pas.

 





Les bouboules paprikées et flambées à la vodka du glacier

Certains pourront voir dans le paprika utilisé pour cette recette un clin d’œil appuyé aux origines hongroises du nouveau PDG des Français (qui fête ces jours-ci ses un an de gesticulations embarrassantes), et par là même une manière d’attirer sa bienveillance. Point du tout. En fait, l’idée de ce plat vient d’une bouteille de Vodka suisse (distilled with pure glacier water). Une fiole rouge reçue en promo un jour par la poste, qui prenait depuis des mois la poussière sur une étagère. Et soudain, alors qu’on la dévisageait bêtement, un souvenir s’imposa. Plouf!  Naguère à Genève, un resto spécialisé dans le steak tartare proposait à sa clientèle une version flambée à la vodka. Flambage réalisé à votre table, par un fier cosaque, pourvu par la nature d’une grosse paire de moustaches.

 

Et comme de la jolie viande hachée bio dormait au frigo. Comme un bouquet d’ail des ours et de persil plat tout frais barbotait dans un verre d’eau, juste au-dessus du dit frigo, on a imaginé, dans un élan créatif colossal, ces boulettes pistachées, herbacées et paprikées, flambées à la vodka.

 

Dans une jatte, touillez

250 grammes de viande hachée (pour dix boulettes), trois brins de persil plat et deux feuilles d’ail des ours lavées et hachées, une poignée de pistaches, une cuillère à soupe de vodka, une cuillère à soupe d’huile d’olive, une généreuse tombée de paprika, de la fleur de sel, du sel fin et du poivre noir au moulin.

 

Goûtez. Il faut que brûle un brin le bec.

 

Puis en imprimant un mouvement giratoire et volontaire à votre main droite, moulez entre deux vos paumes propres, des boulettes de la taille d’une roubignole de gros chihuahua. Hop, à la poêle, quatre ou cinq minutes, jusqu’à ce que les bouboules aient bonne mine.

 

Il s’agit alors d’arroser tout ça d’une grosse giclée de vodka (distilled with pure glacier water). De saisir la poêle dans sa main gauche. Et de passer dans la salle à manger avec un briquet dans la main droite. Hu, hu, hu: regardez les potes! Et fshshshshshsh.

 

Flamme énooorme. Plafond cramé. Logeur exaspéré. Famille virée.

 

Oups: on a fait une boulette.

Estèbe


mots clés : Technorati, Technorati, Technorati

le 10.05.08 à 09:00 dans Recette - Version imprimable
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Commentaires

Je retiens les roubignoles de chihuahua car j'ai longtemps cherché un équivalent pertinent. J'essaierai de repérer au passage si cela correspond bien à la taille des boulettes dont je donne la recette, même si cela paraît bizarre dans la rue, une dame respectable collant sa joue sur le bitume pour examiner les bijoux de famille d'un chien miniature. A moins que je n'écrive à Paris Hilton, en espérant que Tinkerbell est un mâle.
Merci de cet enrichissement du vocabulaire culinaire bien limité ...
Amitiés,
Jacqueline

Anonyme - 18.05.08 à 16:42 - # - Répondre -

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