S'identifier - S'inscrire - Contact

Fureur des Vivres

Sainte Lucie, la marche vers la lumière de Noël

Fureur des Vivres n° 12, décembre 2008, furieusement fête

La fête de Noël est nimbée d’une atmosphère particulière et un peu magique, empreinte de mystères, de secrets, d’attente mais pour laquelle d’immuables traditions restent importantes. Oublions pour un instant cette consommation «ad nauseum» que lui confère notre civilisation mercantile et matérialiste pour revenir à sa signification première. 
 
Sainte Lucie, la marche vers la lumière de Noël
 


Ce n’est pas innocemment que l’église catholique, à ses débuts, a choisi le 25 décembre pour célébrer la naissance du Fils de Dieu, annoncée depuis si longtemps. Cette naissance pour les croyants c’était l’espérance enfin réalisée, le renouveau, une lumière qui s’allumait. Il n’y avait donc pas de jour plus indiqué pour célébrer cette naissance que de reprendre celle du solstice d’hiver, célébré par la plupart des peuples de l’hémisphère nord comme fête de la lumière. Ce  jour-là marque le retour vers la lumière : les nuits commencent peu à peu à raccourcir et les jours à rallonger. Les peuples les plus imprégnés de cette tradition de célébration de la lumière sont ceux des pays nordiques, plongés alors dans une profonde nuit.
La fête de sainte Luce de Syracuse le 13 décembre représente les prémices de Noël.
Luce, celle qui brille, qui resplendit. Ce jour-là, les jeunes filles scandinaves, habillées de blanc, ceignent leur front d’une couronne de lumière comme le raconte si bien Selma Lagerlöf dans « La légende de la fête de sainte Luce » :
 
«Le 13 décembre, tôt le matin, lorsque froid et obscurité régnaient sur le pays de Vârmland, jusque du temps de mon enfance encore, la sainte Luce de Syracuse faisait son entrée dans tous les foyers disséminés des montagnes de Norvège au cours du Gullsprang. Elle portait toujours, en tout cas aux yeux des petits enfants, un habit blanc de lumière d’étoile, elle portait sur les cheveux une couronne verte avec des fleurs de lumière en flammes, et elle réveillait toujours ceux qui dormaient avec une boisson chaude et parfumée versée de son aiguière en cuivre. Jamais à cette époque-là je n’eus vision plus merveilleuse que lorsque la porte s’ouvrait et qu’elle entrait dans l’obscurité de la chambre. Et je voudrais faire le vœu que jamais elle ne cesse de se montrer dans les fermes du Värmland. Car elle est la lumière qui dompte les ténèbres, elle est la légende qui triomphe de l’oubli, elle est la chaleur du corps qui rend des régions glacées attirantes et ensoleillées au beau milieu de rude hiver.»
 


Chez nous, la tradition perdure dans l’Est avec Christkindel, la dame de Noël qui apporte les cadeaux aux enfants. Et aussi lorsque nous allumons chaque dimanche une bougie de la couronne de l’Avent qui resplendira de lumière pour Noël. Elle est le symbole de l’espoir et de l’attente. Cet embrasement de lumière est symbolisé aussi par les petites bougies qui décorèrent autrefois le sapin de Noël, selon une tradition qui vient des pays germaniques : au 16ème siècle, le sapin, installé dans les églises, représentait l’arbre du Paradis, il était décoré de pommes désignant les fruits de la Tentation, d’hosties figurant les fruits de la rédemption et de fleurs en papier. Passé dans la sphère familiale, sa décoration a perdu son caractère religieux pour n’être que strictement décoratif.

Ségolène

 

mots clés : , ,

le 11.12.08 à 09:00 dans Histoire - Version imprimable
- Commenter -

L'ours en fureur

Qui sommes-nous ?

Inscription à la newsletter

Inscription désinscription

L'intégrale de la prose des furieux

Parcourir la liste complète

Au menu de la Fureur

Référencé sur Viadeo

Blog Appétit

blog appetit
blog-appetit.com