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Fureur des Vivres

Une pêche d’huîtres et un repas d’anguilles

Fureur des Vivres n° 8,août 2008, les hauts et les bas de la cuisine des vacances

En allant nager dans l’estuaire de la Vilaine, un soir, quelle ne fut pas notre surprise de voir accrocher sur des rochers des huîtres.





Une pêche d’huîtres et un repas d’anguilles
 
C’était la première fois que nous voyons cela car il n’y a pas d’élevage d’huîtres dans le coin. Vite, nous repartîmes au pas de course chercher des couteaux à huîtres pour les décoller de leur habitat.

Assis sur les rochers, en regardant le soleil teinter d’argent la rivière, nous les avons mangées avec bonheur, les huîtres ne sont jamais aussi bonnes que gobées juste cueillies.

Quelques jours plus tard, des amis viennent dîner. Nous leur racontons notre pêche miraculeuse et inespérée d’huîtres sauvages, ce qui leur met l’eau à la bouche.
Il est donc décidé d’y aller derechef malgré le crachin qui tombe ce soir-là.

A l’heure de la marée basse, on enfile bottes et cirés, on prend les couteaux à huîtres et des paniers et en route pour les bords de la rivière.

Sans doute prévenues de notre expédition, les huîtres avaient fui, nous n’en vîmes pas le bout d’une seule !

Désappointés, nous remuons quelques rochers et là, sous nos yeux ébahis, nous découvrons de véritables nids d’anguilles.

Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, nous nous décidons de nous rabattre sur cette manne inattendue.

Oui, mais allez donc attraper des anguilles avec des couteaux, ces satanées bestioles nous glissaient entre les doigts comme des savons. Une véritable bataille s’engage dans la vase pour saisir ces maudites anguilles.

Ce n’était que cris, jurons et fous rires, éclaboussures d’eau vaseuse et de vase, glissades sur les rochers moussus.

Finalement, le jour tombant, nous arrêtons là notre pêche. Examinant nos paniers, nous réalisons que la pêche a été plutôt bonne au prix d’être recouverts des pieds à la tête de vase.

Il ne nous restait plus qu’à laver ces bestioles et éplucher les plus grosses et les faire griller au feu de bois qui nous attendait dans la cheminée, avec un bon verre de muscadet.

Ségolène
 

le 12.08.08 à 09:00 dans Les vivres en fureur - Version imprimable
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Commentaires

Quelle bonheure cette histoire de pêche, beaucoup de souvenirs d'enfance... Pas d'huîtres mais des crevettes et des moules... Et c'est mon père qui pêchait l'anguille dans les rivières proches du littoral, nous nous gavions de fritures et d'anguilles grillée, j'en salive encore !

Tiuscha - 12.08.08 à 10:15 - # - Répondre -

Simple et efficace

Une méthode ludique et conviviale pour contourner les arrêtés d'interdiction abusifs...
Un petit compte très personnel à régler avé la bête me l'interdit encore, mais appliqué à d'autres productions 100% naturelles, voilà en effet un petit raccourci du vivier aux papilles des plus jouissif !

Lolotte - 12.08.08 à 14:55 - # - Répondre -

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