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Fureur des Vivres

Vieille canaille !

Fureur des Vivres n° 10, octobre 2008, la cuisine canaille

Editorial

On a parlé d'amour et de violettes,
Mais jamais d'amour et de paupiettes ;
Pourtant je connais à Barcelone
Un hidalgo qui chante à sa bonne,
Tous les soirs à l'heure du dîner
Ce chant d'amour bien gratiné :

Paulette, Paulette,
Tu es la reine des paupiettes,
Notre amour ne serait pas si beau,
Si je n'aimais pas les paupiettes
Les paupiettes de veau,
Paulette, Paulette
Tu es la reine des paupiettes.

On a chanté les midinettes
On n'a pas chanté les paupiettes ;
Pourtant je connais place Wagram "me",
Un hidalgo qui chante à sa femme,
Le soir en rentrant de l'usine
Ce chant d'amour dans sa cuisine
 
Cette inoubliable œuvre littéraire des Charlots parait appropriée pour introduire notre thème d’octobre, la cuisine canaille. Au-delà des produits tripiers, la cuisine canaille évoque les grandes tablées entre copains, les vins gouleyants, la rigolade et les franches lippées. Car si la cuisine canaille existe depuis que l’homme a découpé un cochon, son appellation est relativement récente, si bien que les dictionnaires ignorent cette acception de l’adjectif canaille.
 
Aujourd’hui les plats canailles inspirent bon nombre d’auteurs, dont certains ont écrit des quasi chefs d’œuvre dont nous ferons des analyses savantes. Nous vénèrerons le boudin, le ris, les tripes, les pieds et paquets,  les rognons, l’andouillette, la cervelle, et même les testicules. Nous établirons un abécédaire de la tripaille en buvant force gorgeons de Bourgueils et autres vins de soif. Nous irons en service commandé déguster du groin de cochon farci et du stoemp. Nous vous parlerons de l’Académie du plat canaille, club plus fermé que celui des possesseurs de Bugatti.
 
Cerise sur la tétine braisée, la plupart des recettes nous sont offertes par des auteurs de la spécialité.
 
A vous revoir chaque matin à 9 heures, nous vous prions de croire en nos canailles œillades.

En prime, vous relirez avec plaisir l’hymne des babus dans « le boudin sacré » de Pierre Dac et Francis Blanche :

Des figues, des bananes, des noix.
Des noix, des bananes, des figues.
Des figues, des bananes, des noix.
Des noix, des bananes, des figues.
Tout le monde y pue,
Il sent la charogne.
Y a que le Grand Babu
Qui sent l'eau de Cologne
Tout le monde y pue,
Il fait mal au coeur.
Y a que le Grand Babu
Qu'a la bonne odeur.
Chaviro chami
Rotantacha Tantacha
Chamipataro
Rogriapatacha.
Chaviro chami
Rotantacha Tantacha
Chamipataro
Rogriapatacha.


mots clés : Technorati, Technorati

le 01.10.08 à 09:00 dans Editorial - Version imprimable
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Commentaires

Probablement une des chansons préférées de mes filles ! La relève est assurée...

Tiuscha - 01.10.08 à 12:13 - # - Répondre -

INDEMODABLE... ETERNEL... même à Vierzon!

mamina - 01.10.08 à 15:09 - # - Répondre -

On sent une ferveur et une verdeur dans cet édito qui trahissent le vrai canaillou.

Estebe - 02.10.08 à 08:54 - # - Répondre -

Oh je sens que cette edition la va me plaire.

Gracianne - 03.10.08 à 11:17 - # - Répondre -

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